La périostite, ce mal des coureurs

Nombreux sont ceux qui ont souffert de douleurs aux tibias pendant leurs activités de course. La périostite peut affecter aussi bien les coureurs d’endurance que les athlètes en soccer, football ou tennis par exemple. Il existe de nombreux facteurs qui peuvent contribuer à l’apparition de la douleur au tibial et il est important de traiter cette condition avant qu’elle ne s’aggrave.

Qu’est-ce qu’une périostite ?

La périostite est une inflammation du périoste, soit l’enveloppe des os longs comme le tibia notamment. La douleur causée par la périostite se situe sur la surface médiale du tibia, souvent au tiers inférieur et serait causée par le stress répété qui est exercé sur le tibia lors d’activités de course, avec sauts et arrêts brusques.

Les facteurs de risques

Les facteurs de risques menant à la périostite sont nombreux. Un des principaux facteurs de risque est l’augmentation rapide du volume d’entraînement. La course à pied et les sauts produisent des forces verticales qui sont 6 et 8 fois plus élevées comparativement à la marche à pied. Une exposition rapide et continue à ce type d’activité ne permet pas aux structures de bien récupérer et ainsi assurer leur intégrité. Un second facteur de risque est le manque de mobilité de la cheville. Ce manque de mobilité aurait pour effet de créer une déformation au tibial; déformation qui serait accentuée lors des activités de locomotion et de saut. D’autres facteurs de risque comprennent le port de chaussures inadéquates, une surface de course inadaptée, entre autres.

Comment la prévenir ?

La prévention est le meilleur moyen afin d’éviter de souffrir d’une périostite. Avant de commencer la course à pied ou d’inclure des activités comprenant des sauts à son entraînement, il faut avant tout préparer les structures en question. Il faut a piori s’assurer d’une bonne mobilité à la cheville et étirer les mollets, autant les gastrocnémiens que les muscles soléaires. Ensuite, il est important de renforcer les muscles fléchisseurs plantaires ainsi que leurs antagonistes, les extenseurs plantaires que sont les muscles tibiaux antérieurs et postérieurs. Une fois ce travail de renforcement réalisé, on peut intégrer des exercices pliométriques de faible intensité qui auront pour but de renforcer la rigidité de la cheville. L’intégration de la corde à sauter est idéale dans ce cas-ci. Finalement, il est également conseillé de varier la surface sur laquelle l’on court (surface gazonnée, forêt, route) ainsi que de s’assurer d’avoir en sa possession une paire de chaussures adaptées pour la course.

Bonne course !


Cet article a été écrit en collaboration avec XR Performance et l’équipe du Centre Performe Plus.